A l'écoute de Dmitri Chostakovitch

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concerto shostakovitch atelier écriture


A l'écoute du concerto pour piano No. 2 en Fa Majeur, Op. 102 : II. Andante composé par Dmitri Chostakovitch en 1957, les plumes écrivent un texte inspiré par la musique.

Cliquez sur la partition ou ici pour écouter le mouvement.

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Mélopée

Le petit danseur ferme les yeux avant de se lancer sur la piste pour mieux ressentir les notes de musique du pianiste. Ils forment un duo unique que l’on vient admirer des quatre coins de la Terre.

Un peu de nostalgie s’échappe de la mélodie.

Le pianiste caresse délicatement les touches blanches et noires. Son ami tourne d’un pas souple et léger, comme s’il voulait toucher la lune scintillante.

Le petit danseur s’approche du pianiste et, sur une pirouette, disparaît.

Les convives, étonnés, le cherchent du regard.

Il a laissé son cœur s’envoler près de la Lune.

Le pianiste termine sa partition avec mélancolie.

Isabelle.

Les mots de la fin

Douceur des souvenirs en filigrane comme une dentelle de notes légères et aiguës.

Ils s’égrènent en prenant leur temps, celui d’un nouveau deuil.

Reste un charme qui n’a pas voulu mourir et une nostalgie aux accents tendres et déchirants ; éclats encore brûlants d’un feu qui doit s’éteindre.

Danielle.

Contemplation

Elle s'est avancée lentement dans la forêt, elle en rêvait depuis longtemps. Les grands arbres... Les fleurs tapissaient de couleurs de vastes clairières.

Elle s'étendit dans le bleu des jacinthes. Des gouttes de lumières semblaient de doux pleurs en ces arbres si altiers. Derrière les feuillages elle contemplait le ciel, son avenir, ses attentes, son espoir. Sentiment d'éternité... L'infini du temps, elle se rêve aussi haute que la cime des arbres.

Annie.

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Retour

La lande s'éclairait d'un jour nouveau. L'aube ornait le ciel d'un ruban mauve. Le vent murmurait dans les feuilles, les oiseaux révélaient leurs premiers chants.

Victor se hâtait sur le sentier, manquant trébucher à plusieurs reprises. Ses pas le menaient vers la petite habitation qu'il apercevait en contrebas et qu'il avait quittée sept jours plus tôt. L'attendrait-elle encore ?

Il trouva porte close. Fit le tour de la maison s'en apercevoir âme qui vive à travers les fenêtres. Son cœur se déroba. Son sac tomba lourdement. Son regard se tourna un instant vers le ciel aussi triste que lui, puis glissa sur la forêt.

C'est alors qu'il l'aperçut. Un panier dans une main, elle courait en maintenant de l'autre sa robe affolée par le vent. Il ramassa son sac, raccrocha son cœur, retrouva le souffle et le sourire.

Il se jura de ne plus s'éloigner longuement de cette femme, redoutant de souffrir de nouveau dès qu'il en serait contraint.

Sylvain.

Publié dans a pied d'oeuvre

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