CORRESPONDANCE >>> Saint-Valentin

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A partir de deux photographies tirées au sort déterminant un cadeau et son expéditeur à l'occasion de la Saint-Valentin, adresser un courrier de réponse.

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CORRESPONDANCE >>> Saint-Valentin
Merci, au revoir.

Un grand merci tout d’abord pour ce réveil matinal égayé par la stridulation délicieuse et insistante de la sonnette actionnée par mon facteur en début de tournée. « Un recommandé », hurle-t-il derrière la porte.

Hagarde, je reçois à bras ouverts ton énorme colis que je viens d’ouvrir. Après quinze minutes de déballage et un kilo de papiers et cartons inutiles, je découvre un minuscule sachet plastique de forme oblongue contenant un minuscule stylo rose à bille, et tu n’as même pas décollé l’étiquette de la Redoute !

Il s’agit sans doute du cadeau gratuit que tes nombreux achats de costumes, chemises et slips t’ont permis d’acquérir. Quelle magnifique attention pour la Saint-Valentin ! Prête à jeter le tout, je découvre au fond du carton une photographie de toi que tu m’avais déjà fait découvrir sur ton blog le mois dernier. Toi, en Mister Hyde, car c’est ainsi que j’ai parlé de toi à mes amies. Ton regard sournois à lui seul t’attirerait la méfiance de la plus naïve des midinettes, alors, quant à moi, tu imagines !

Cette lettre je ne l’ai pas écrite avec ton merveilleux stylo rose dont je me suis débarrassé en l’offrant à ma secrétaire toujours à la recherche de ses instruments d’écriture qu’elle égare régulièrement. Ta photographie, je songe à l’envoyer à Tim Burton pour un prochain casting.

Ne cherche pas à me joindre, je t’écris de Roissy-Charles de Gaulle car je m’installe pour toujours en Australie où l’on m’a proposé un joli projet professionnel. Je crois décidément que je vais préférer les kangourous à certains hommes de ton espèce.

Annie.

CORRESPONDANCE >>> Saint-Valentin
Lettre à l'amoureuse.

Chère Mademoiselle,

Ce n’est nullement la peine de me faire parvenir les témoins de vos ébats avec mon mari, il y a longtemps que je suis au courant. Celui-ci a même pris la peine de m’inviter au restaurant pour me l’annoncer, croyant que j’étais incrédule.

Ne croyez pas, Chère Mademoiselle, que j’étais dans l’embarras. Je connais mon mari et vous n’êtes pas la première, même si c’est la première fois qu’il m’en parle.

Des nuits solitaires j’en ai passé beaucoup, mais rassurez-vous, si les premières furent dans l’angoisse et la peine -l’habitude existerait-elle dans la souffrance, c’est une question que je vous pose - peu à peu je m’y suis faite et pour finir j’en ai pris mon parti.

Je connais depuis peu un amant merveilleux avec qui je passe de beaux moments dès que mon mari est parti. Je ne vous fais pas l’affront de vous envoyer ses caleçons, il est évident que le cadeau serait moins élégant que vos dessous impertinents. Cependant, même sans témoignage, soyez assurée que le meilleur nous sourit, et la fin de ma vie sera avec lui, sans mon mari.

C’est donc avec plaisir que je vous le laisse en ce jour mémorable de la Saint Valentin 2013.

Bien à vous,

Valentine.

Joëlle Thienard.

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