Objet fétiche
La flamme
Avec lui
Elle brulait constamment
S’enroulait en volutes
Crépitait vaillamment
Et quand elle faiblissait
Lassée mais sans lutte
Mon souffle s’efforçait
D’en ranimer l’ardeur.
Sans lui
Elle s’enroulait en volutes
Torsadée à la mienne
A présent éteinte
Tendresse défunte
Demeure le souvenir de l’étreinte.
Danielle.
Au coeur de la bouillotte
Quand tout va mal pourquoi ne pas trouver refuge dans la chaleur d'une bouillote en forme de putois tricoté.
Ses grands yeux sont à mon écoute et lorsque je plonge mon nez dedans c'est la régression totale. Une odeur de lavande et de graines de lin me fait basculer dans un champ de foin l'été quand la chaleur fait tourner la tête.
Les pieds chaussés de sandales j'écrase les tiges juteuses qui exhalent une odeur d'herbe coupée. Je ne ressens plus les piqures d'orties. Le silence se fait dans une grande respiration de soleil doré. Une brume m'enveloppe, je me sens protégée dans un ailleurs chaleureux et plein d'émotions avec la joie de courir libre les cheveux emmêlés, les vêtements en désordre loin des codes et des contraintes. La vie éclate dans le chant des criquets et l'explosion des couleurs. Le vert et le jaune se mêlent et rient avec moi de tout.
Rien n'est important que ce moment de bien être qui n'en finit pas.
Joëlle.