L'humeur cavalière
Au milieu de l’enclos, dansant à vive allure,
Je surprends l’animal, le corps digne et rebelle,
De la croupe arrondie à la fine encolure
Luit le précieux pelage de sa robe isabelle.
Balayée par le vent, l’abondante crinière
A chacun de ses bonds s’évanouit, s’envole,
Pendant que dans sa course il met grâce et manière
A combler mon regard de ce vivant symbole.
Grondement des sabots et douceur du crin
Se révèlent à mes sens, dévoilent leur écrin,
Offrent à mon esprit un délicieux voyage.
Mais si l’homme, par trop fier, prétend le conquérir,
Du cheval au galop je rêve d’acquérir
Les caprices divins de liberté sauvage.
Sylvain.
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