A pied d'oeuvre >>> Allée de peupliers au soleil couchant de Vincent Van Gogh

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A pied d'oeuvre >>> Allée de peupliers au soleil couchant de Vincent Van Gogh
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Vincent Van Gogh (1853-1890) : Allée de peupliers au soleil couchant (1884).

Visitez le musée Van Gogh à Amsterdam.
 

 

Ce soir j’ai rencontré ma mort. C’est une ombre sans espoir cachant mon soleil rougissant au milieu d’arbres sombres, oppressants. La lumière n’éclaire plus mon cœur.

Une voix me susurre à l’oreille de boire encore un peu de fée verte. J’approche le verre de mes lèvres. Le liquide brûlant ne me réchauffe pas. La voix persiste à hurler dans mon oreille. Il faut qu’elle sorte de ma tête. Je prends une lame et coupe l’oreille.

J’ai gagné ! Je n’entends plus la maudite.

Ma mort sourit silencieusement. Elle a fait un pas vers moi. L’ombre cachant mon soleil s’agrandit. Les arbres se serrent davantage.

J’ai si froid.

Un liquide visqueux coule le long de mon cou. Cela ne me gêne pas.

Je suis si fatigué, si terriblement épuisé par ma lutte quotidienne contre moi-même.

Mon bon docteur ne m’apaise plus.

Nul ne le peut.

Ma mort est là, toute proche.

Isabelle
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C’est la tombée du soir, la fraîcheur tombe, les ombres s’allongent, le paysage s’assombrit.

Une femme, seule, chemine sur une allée bordée de rangées de peupliers déjà dépourvus de leurs feuilles. Ce doit être en automne, peut-être même en hiver.

Elle chemine sans se retourner, au milieu des troncs élancés, faméliques. Elle avance sur le chemin qui est le sien, sans trop savoir où ses pas la conduisent. Le froid déjà la gagne malgré sa pelisse ; son pas s’alourdit, elle n’y voit plus très bien et butte parfois sur les cailloux. Elle s’efforce d’éviter les ornières. Son périple n’est pas encore achevé.

La nuit va bientôt tout envelopper, mais pour l’heure le soleil couchant rougeoie encore à l’horizon, droit devant elle. Elle ne se hâte pas, car elle sait qu’il aura disparu avant qu’elle n’ait pu le rejoindre ; elle tâche seulement d’en retenir encore un peu l’éclat.

Danielle
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Un soir d'hiver, froid et sec, à l'heure où le soleil darde ses derniers rayons, la femme fatiguée, rentre enfin dans sa chaumière. Son ombre s'allonge sur le sol durci par le gel qui envahit l'air. Les peupliers droits et dénudés bordent tristement son chemin.
 
Elle a encore beaucoup de route à faire avant d'arriver. Demain matin elle devra retourner dans l'autre sens, afin d'aller gagner misérablement sa vie chez des patrons exigeants et injustes. Elle aura encore le soleil de face, il sera comme un appel, une promesse d'une autre vie, moins dure, un encouragement à supporter sa pauvre condition.

Monique.
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Fin de la route, fin du jour, fin de la vie...
 
Les arbres frêles se sont alignés de chaque côté du chemin, tendant leurs branches vers le ciel doré. Ils semblent s'écarter comme pour rendre hommage à l'homme qui marche seul vers le soleil couchant. La silhouette un peu lourde de l'homme se détache sur le disque solaire, auréole de lumière.

L'ombre de sa longue vie passée s'allonge au rythme de son pas lent... Forme pensive et chargée d'espérance marchant vers la lumière qui va passer la frontière du jour vers la nuit.
 
L'homme marche vers une autre lumière...

Annie.
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Une solitude ombreuse
Une solitude songeuse
Une route pierreuse
Une ombre longue dans les brumes vertes
Comme un cri vibrant
De la vie qui fuit
Entre la haie de peupliers
Les lignes noires déchirent le ciel
Ce disque rouge
Ce bout du chemin
Son destin.

Joëlle.
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L'escorte des troncs fièrement dressés et parfaitement alignés salue avec respect et courtoisie ton passage, dessine le long et droit chemin de ta vie.

Courbée sous le poids des ans comme sous celui du fagot que tu portes en tes bras, tu frémis à l'automne de ta vie, comme frémit le feuillage flamboyant sous le souffle léger du soir.

L'astre orange décline et ranime les dernières braises du ciel. La faible lumière se nourrit de tes souvenirs et tremble devant la menace, sourde et imminente, des heures sombres.

Sylvain.

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J
Un grand homme et un bel hommage.
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