Haïku de Robert Gray
Soleil traversant
Sa robe
Et elle le sait.

Dans la continuité
du haïku de Robert Gray,
les plumes rédigent
un texte en séance
et vous invitent à en faire de même...
Petit rat
Soleil traversant
Sa robe
Et elle le sait
Elle la fait tourner dans le soleil
Par plaisir
Elle n’aime que les robes à larges jupons
Des robes légères
Qui s’ouvrent comme des fleurs
Elle rêve de devenir danseuse
De se dresser dans la lumière de la scène
Sur les pointes de ses chaussons de satin blanc
Vêtue de tulle blanc elle s’envole
Le sol ne la retient plus
Elle est portée par la musique
Dans une valse enivrante
Belle comme un cygne blanc
Belle dans la fragilité émouvante de la danse
Une danse qui n’aurait pas de fin…
Annie.
Mirage
Soleil traversant
Sa robe
Et elle le sait
Elle attire la lumière
Et le regard des hommes
Et elle le sait.
Le jeu des transparences
Le vent effronté
Glissent jusqu'à sa peau.
Ni scandale
Ni outrage
Seulement la joie de vivre en été.
Je ne suis
Ni le vent ni le soleil
Et le regrette.
Ses bretelles détacher
Sa peau dorée caresser
Ne me seront permis.
Car la belle s'est envolée
A moins que la chaleur de l'été
N'ait fait naître un mirage.
Sylvain.
Rendez-vous

Comme chaque soir, elle le retrouve.
Le soleil traversant sa robe et elle le sait.
Elle danse avec lui, il danse avec elle.
Elle lui tend les bras, il l’enveloppe de ses rayons.
Le soleil traversant sa robe et elle le sait.
Tel un papillon qui prend son envol, au risque de se bruler les ailes,
Elle se rapproche de lui et sa robe s’ouvre en corolle
Le soleil traversant sa robe et elle le sait.
Comme chaque soir, ils ne font plus qu’un !
Merci à Isabelle Minibulle (texte et choix d'image adressés via notre notre formulaire de contact).